Pour ma crapouille

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Tout a commencé lorsque j’avais 18 ans. Je suis tombée enceinte. Rien de bien méchant en soi. Le père ne m’a pas abandonnée, j’étais sûre de mon choix. A ce moment-là, le plus dur, c’était la famille.

La non-acceptation de cette grossesse par mes parents, les siens. Ca a commencé par ça. Lui étant du genre à se foutre de tout, moi en overdose d’hormones, j’ai tout pris en pleine poire. Et puis de petites choses ont gravité autour de ça. Au début nous ne vivions pas ensemble, et je ne le connaissais finalement pas tant que ça.

Le souci de ne pas avoir le même genre de caractère, et lui qui n’assumait finalement pas si bien que ça son rôle. Au hasard, comme la fois où il est parti à un festival une semaine et demi après la naissance de notre fille. Ou celles, nombreuses, où il me répétait qu’il partirait vivre dans une autre ville avec ou sans moi.

Ou celles où il m’a trompée. A la naissance de notre fille, j’ai été touchée par le baby blues, comme beaucoup de maman. Ca n’a été que le début d’une dépression qui a duré plusieurs mois.
Au début, je ne cherchais pas d’aide auprès de mes proches. Ils n’avaient pas été présents au début de ma grossesse, je ne voulais pas leur montrer que j’étais faible (je me suis quand même tournée vers eux quelques très rares fois) J’ai fini par aller voir mon médecin qui m’a prescrit des antidépresseurs légers.  Suffisants pour que je remarque d’où venait le problème. De lui, tout bêtement. J’ai fini par le mettre à la porte. Aussi dur que cela pouvait être.

Elever seule ma fille a été au début très dur. Elle faisait ses nuits, mais être h24 avec elle, ce n’était pas toujours facile. Mais j’ai surmonté ma dépression. Grâce à plein de petites choses, finalement. Ma famille, qui avait depuis bien longtemps accepté la situation, même si je ne voulais pas m’en rendre compte. Mes amis, toujours prêts à m’héberger quand ma puce était chez son père, à me détourner de la solitude. Les professionnelles de la Halte-garderie où je laissais ma crapouille deux demi-journées par semaine, pour souffler un peu.

Lui, qui est arrivé dans ma vie plusieurs mois après la bataille, qui m’a fait croire à nouveau en l’Amour (oui, oui, avec un grand A). Et plus que tout, Elle. Ma puce, ma crapouille, ma chérie, la seule qui ait donné un véritable sens à ma vie. J’ai grandi pour et avec elle. J’ai surmonté les obstacles, j’ai fait tout mon possible pour elle. Pour son sourire. Pour qu’elle ne me voit plus au fond du trou comme j’avais pu l’être. Pour qu’elle soit fière de sa maman. Aujourd’hui, elle a 4 ans. 4 ans qui se sont passés avec des hauts et des bas, mais 4 ans de bonheurs assurés.

Elle est ma fierté, ma raison de me lever le matin, la raison qui me donne envier d’avancer, de poursuivre ma route coute que coute. Plus que tout le reste, j’ai envie de lui dire merci.
Sache que je serais toujours là pour toi, et que ton sourire me nourrit d’une force que je n’aurais jamais pensé posséder avant.

Merci.

Aurélie

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