Il est mon petit trèfle

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C’était il y a plus d’un an, toute jeune maman d’un adorable garçon, et fraîchement séparée du père pour de sales histoires. On me reconnait un courage et une volonté de fer.

Bien que « trop jeune » pour être mère selon certains, j’ai su leur prouver que j’ai hautement réussi mes projets.
Mais malgré mon envie d’aller de l’avant, le père de mon fils, devenu fou à l’idée que j’ai pu le quitter, à décidé de me faire vivre un enfer. Harcèlement au travail, errant devant chez moi, sonnant et frappant durant des heures sans faillir, juste pour être un moment en ma compagnie et voulant à tout prix me faire changer d’avis « pour l’amour de notre fils ».

Mais un après-midi, tout à changé, tout en lui s’est dévoilé. Son envie de moi, mon moi-même et mon corps ont été plus fort que lui. D’un coup de poing, devant notre enfant il a voulu se servir de moi, pour être l’espace d’un instant encore sienne. De longues minutes, où sous la menace d’un couteau sous ma gorge, j’ai dû me laisser faire. Malgré plusieurs tentatives pour lui échapper, ses mains, serrant mon cou, presqu’au point de m’en faire perdre connaissance.

Les minutes les plus dégradantes de ma vie. J’étais souillée, sale. Puis, encore sous le choc, il part, avec mon petit garçon en me disant que c’était son tour de garde et que si je tentais quoi que ce soit je ne le reverrais plus jamais. Ma meilleure amie plus qu’inquiéte d’être sans nouvelles de moi, arriva à mon domicile quelques minutes après qu’il soit parti. Puis tout s’est enchaîné. Gendarmes, hôpital, avocat, confrontation.

Aujourd’hui, j’ai du travail, mon permis, ma voiture, et bien entendu mon Amour de petit garçon. C’est grâce à lui que j’ai remonté la pente. Mes proches s’étonnent de mon self-control, car depuis cette fameuse après-midi, je n’ai laissé échapper aucune larmes, aucun sentiments. Comme si rien ne s’était passé. Un self-control hors norme apparement. Mais encore une fois, si je n’avais pas eu mon fils, mes idées noires intimes auraient prises le dessus. Et je ne serais certainement pas là aujourd’hui. Il est mon « ange-gardien », mon petit trèfle. Grâce à lui, mes amis et ma famille, je suis épanouie.

Mais, la bataille est encore loin d’être terminée, et je sais qu’il y aura toujours une justice, même si celle-ci n’a toujours pas été rendue.

Justine

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