Manger pour vivre et non vivre pour manger

jacheres

D’aussi loin que je me souvienne, j’ai toujours beaucoup beaucoup mangé..

D’aussi loin que j’ai pu comprendre, ça a commencé vers mes 8 ans, apres une agression sexuelle.

Ce besoin de manger, je l’avais traduit comme une réponse à tout le sport que je faisais déjà à l’époque! Tant que je nageais, ça allait, je ne grossissais pas mais lorsque j’ai arrêté, lassée des stages et des competitions, de devoir donner toujours plus, j’ai continué à me nourrir au même rythme.

Mal dans ma peau avec une apparence où tout va bien, toujours le sourire, toujours prête à rendre service. Puis un jour, je ne me rappelle pas comment, j’ai trouvé sur internet le nom de la maladie.

J’avais 25 ans et je prononçais pour la premiere fois le mot : boulimie.

J’ai alors compris qu’avant de soigner la forne, je devais soigner le fond et suis allee voir un psy, un cador ! Comme il disait toujours, il a mis Hélène en face d’Hélène. J’ai voulu comprendre pourquoi je mangeais, pourquoi j’étais aussi dépendante mais cela prend un temps fou!

Puis je l’ai rencontré. Lui avec son vécu marginal, il m’a forcé a accepter qu’on pouvait vraiment rire et blaguer de tout, c’était ce qu’il me manquait. Certes, je suis toujours trop lourde, trop grosse mais j’apprends jour après jour, à m’accepter!

Je ris de tout, à commencer de moi même. Et mes 2 filles (27 et 5,5 mois) m’aident aussi dans ce sens. Mes grossesses m’ont montré que j’avais toujours ça en moi (j’ai perdu beaucoup de poids pour la première et rien perdu ni rien pris, pour la seconde grossesse), que le chemin etait long mais je me sens bien maintenant ! J’ai aujourd’hui 42 balais et même si je rêve toujours autant d’être super svelte, je sais que la vie ne se résume pas qu’à cela.

Il y a des milliers de trésors et de petits bonheurs partout!

Hélène

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