Le ciel n’a pas de limites

Il aura fallu 4 ans à une Sclérose en Plaque, ponctuée de 3 embolies pulmonaires, pour rendre mon corps totalement inerte du sternum aux doigts de pieds.

Les poussées régulières au rythme d’une toutes les huit semaines ont été plus fortes que mon propre déni de la maladie.
J’étais devenue un bébé dans un corps d’adulte. À 48 ans, tous les diagnostics me donnaient mourant et au mieux grabataire à vie.

J’en ai aujourd’hui 57, et j’ai retrouvé une autonomie qui me permet de m’assumer.
Au terme d’une rééducation exigeante, je suis rentré chez moi, certes sur deux cannes et un rayon de marche limité, mais sur mes jambes. Je me lave et je m’habille seul ; je peux manger sans être assisté ; je sais de nouveau lire et écrire.
Persuadé que j’ai en mains mon destin, je poursuis mon chemin de guérison, obstinément, même lorsque l’on m’assure avoir déjà récupéré au-delà de ce qui était possible.

Mais attention ! Pour amorcer le mouvement, j’ai changé beaucoup de choses quant à la façon de mener ma vie : l’arrêt d’une délégation pleine et entière au corps médical pour une prise de conscience que j’étais le seul responsable de ma guérison ; l’adoption d’une conviction absolue que j’allais m’en sortir ; la remise en cause de mon alimentation ; une vie en accord avec mes valeurs profondes ; … et tant d’autres choses. J’ai pris le parti de croire que si mon cerveau m’avait fait cadeau de cette maladie, c’était qu’il ne savait plus comment me dire que j’allais droit dans le mur.

Si la progression de la maladie a cessé, il serait malhonnête de dire aujourd’hui que je suis guéri. Il me reste encore des séquelles. Je souffre de douleurs neurologiques entêtantes, je fatigue vite, je ne peux plus courir, …Mais qu’importe ! Le chemin parcouru est tellement sidérant que j’ai encore bon espoir de voir diminuer ces séquelles au point qu’elles se fassent extrêmement discrètes. Comme on dit, « le ciel n’a pas de limite ». « Les seules limites que l’on ait sont celles que l’on s’impose », et ce sont ces fameuses croyances limitantes dont on est imprégné qui nous coupent les ailes.

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