Il faut laisser le temps au temps

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Quand mon père est mort, j’avais 28 ans. Pas vraiment vieille, pas vraiment jeune. Ma soeur en avait 32. Aucune des 2 n’était mariée, ni n’avait d’enfant. Mon père venait de mourir, et il ne nous verrait jamais nous marier ni ne connaîtrait ses petits-enfants.

Dire que j’ai été très malheureuse est un euphémisme. Il s’est passé des mois avant que j’arrive à parler de mon père sans avoir des sanglots dans la gorge et les larmes aux yeux. Mon père était hospitalisé suite à un accident vasculaire. Après avoir été intubé quelques jours, il avait fini par reprendre du poil de la bête, et les médecins avaient décidé de lui retirer le tube. Quand je suis passée le voir le soir même, il a essayé de me parler, mais l’intubation lui avait tellement irrité la gorge qu’il ne pouvait pas sortir un mot.

Je lui ai dit « n’essaye pas de parler, papa, je reviens te voir dans 2 jours, à ce moment-là ça ira mieux ». Je n’ai jamais pu lui reparler. Le lendemain, il a fait une rechute, les médecins ont du le réintuber. 10 jours après, il est mort. Je m’en suis voulue pendant des mois, je me disais sans arrêt que mon père avait voulu me parler, et que je l’en avais empêché. Et puis une nuit, j’ai rêvé de mon père. Il était en pleine forme, alerte, limite il gambadait (alors que les 6 derniers mois de sa vie, c’est à peine s’il pouvait marcher…). On s’est installés à une table, l’un en face de l’autre. Et je lui ai demandé « papa, qu’est-ce que tu as voulu me dire ? ». Et il m’a simplement répondu : « que tout allait bien se passer ».

Quand je me suis réveillée, je me suis sentie apaisée. Mon père était venu me voir dans mes rêves, et il m’avait rassurée. Je n’avais plus à m’en vouloir. Il savait qu’il allait mourir et ne voulait pas que je m’en fasse pour lui. Typique de mon père ! Son côté fataliste et pragmatique… Aujourd’hui ça fait 15 ans qu’il est mort, et le seul souvenir qui me fait mal et me fait monter les larmes aux yeux, c’est l’image que je garde de l’ex-mari de ma soeur à l’enterrement, inconsolable, en pleurs.

Mon père était comme un père pour lui. Mon père disait toujours : « Il faut laisser le temps au temps. Les choses finissent TOUJOURS par s’arranger ». Aujourd’hui c’est mon leitmotiv, je sais que TOUT finit toujours par s’arranger. Grâce à mon père, j’ai appris à ne jamais me laisser abattre. Mon père était mon héros, ma soeur et moi étions sa fierté.

Sa mort a été la plus grande douleur de toute ma vie. J’ai mis plusieurs années à me remettre de sa mort, et maintenant je peux parler de lui avec fierté, avec amour, sans avoir de peine, sans pleurer, sans boule dans la gorge (ou presque). Quand mon fils sera suffisamment grand, j’essayerai de lui parler de son grand-père, pour lui dire à quel point c’était un homme formidable.

Caroline

Au bout du chemin, la lumière est belle

Faire le deuil de son père

J’ai 35 ans et ma vie est en deux parties : avant et après.

Avant, je pensais que ça n’arrivait qu’aux autres, avant je pensais que je n’y survivrai pas, avant je croyais que les gens que j’aime étaient immortels.
Et puis un jour le téléphone a sonné : « Papa ne respire plus, les pompiers sont là, viens-vite » !

J’ai passé 30 mn de trajet à espérer, à être sûre que j’allais croiser une ambulance en route, à prier pour qu’il aille bien… prier, moi l’athée convaincue ! J’étais prête à tout.
Et arrivée chez mes parents, les mots qui m’accueillent : « on n’a rien pu faire, je suis désolée ».

C’est alors que l’après a commencé.
Un après où j’ai dû faire la forte, où j’ai dû soutenir notamment ma maman, un après où j’ai fait toutes les démarches, où j’ai appelé la famille et les amis pour leur annoncer, où j’ai géré les rdv pour la succession, les courriers à envoyer, l’assurance à contacter….
Un après qui ne laisse pas la place à la douleur parce qu’il y a trop à faire pour la laisser nous dominer.

Et puis rapidement, il n’y a plus rien à faire. C’est alors que l’esprit réalise, c’est alors que le corps réalise.
Et la douleur arrive, écrasante.
Le « déni » arrive aussi. On arrive à la maison et on s’attend à le voir ouvrir la porte. On téléphone et on s’attend à tomber sur lui. On voit un gadget dans un magasin et on se dit « tiens si je le lui achetais, ça lui ferait une belle surprise » et on réalise, avec quelques secondes de retard que non, qu’il n’est plus là, ne sera plus jamais là.

Il reste à accepter de vivre sans lui, de vivre sans ses regards indulgents, sans son amour inconditionnel, sans ses blagues, sans ses habitudes, sans son admiration, sans lui, sans sa présence, sans son odeur, sans ses calins (parce que oui, à presque 25 ans, on peut encore s’asseoir sur les genoux de son papa!).
C’est là que je me suis dit que je n’y arriverais jamais, que je ne pourrais pas survivre sans lui !

Heureusement, j’ai des amis/es, une famille, et surtout un homme formidable ainsi qu’un petit garçon !
C’est pour ce petit être qui n’avait que 14 mois à l’époque que j’ai continué et que j’ai relevé la tête ! Même si à chaque progrès j’avais le cœur serré de me dire que mon papa ne le verrai jamais, même si j’ai éclaté en pleurs le jour où il a dit « papy » pour la 1° fois, il a été mon rayon de soleil et ma raison de vivre !

Ensuite, sont venus 3 autres rayons de soleil qui sont toute ma vie !
C’était il y a 9 ans, et mon père me manque énormément, toujours, je pense à lui presque tous les jours, je pleure encore parfois, mais au fil du temps je m’aperçois que je pense bien plus souvent à lui avec le sourire qu’avec les larmes.
Parfois même, je me remémore un beau souvenir de lui, exprès, pour le simple plaisir de penser à lui et de sourire. Son sang est encore dans le mien, son sourire est en moi, et tant que quelqu’un pensera à lui avec le sourire, alors il ne sera pas tout à fait mort.
J’ai appris à aimer et à être fière quand on me dit à quel point je lui ressemble, c’est ma force à moi.

Même si c’est dur, il faut juste laisser le temps faire son travail, c’est long certes, mais au bout du chemin la lumière est belle !
Elle est belle parce qu’elle est éclairée par son sourire et son amour !

Delphine

Et malgré tout, ma vie sera belle

Faire le deuil de sa mère

MON ETOILE

J’étais gaie
J’étais triste
Sur mon rocher
Sans personne autour
Seule dans le noir
Je te voyais
Je t’entendais
Je souris maintenant
Je vois ton visage
Tu es toujours là
Au fond de moi
Mon honneur a toujours été et sera toujours
D’être et de rester ta fille
Je suis fière
Oh ! Maman, pourquoi m’as-tu laissée ?
Pourquoi es-tu partie ?
La vie est injuste
Pourquoi existons-nous sur cette terre sans pitié ?
Pleine de ravages et de cruauté
La vie est faite pour aimer
Et moi, Maman Chérie,
Je t’aime pour l’éternité.

Ce poème, je l’ai écrit pour ma mère entre 2 cours au lycée. Ma mère qui me manquait tant !
Ma vie, à ce moment, était quelque peu tumultueuse … En pleine recherche de moi ! Qui étais-je réellement ? Pour trouver des réponses, je suis passée par des phases de rébellions, de tristesse, de grosses bêtises, de maladie, d’angoisses … Tellement d’angoisses …

Heureusement, j’ai toujours été entourée et très aimée.
Mon père a trouvé la femme de sa vie qui est devenue ma deuxième mère. Une nouvelle maman formidable qui a su m’aimer autant que j’en avais besoin …
Le manque était toujours là mais la vie a continué …

Aujourd’hui aussi elle me manque … Peut-être même encore plus !
Je suis à mon tour devenue maman. Durant mes grossesses, j’ai souvent pensé à elle. Je me demandais comment c’était pour elle lorsque j’étais dans son ventre. Me parlait-elle ? S’arrêtait-elle de travailler pour caresser son ventre arrondi lorsque je bougeais ? Comment avait-elle préparé ma chambre de bébé ?
Et puis ma naissance … Comment a-t-elle vécu ce moment si particulier ? Lorsque je suis sortie d’elle …
Des milliers de questions encore ! Petite fille, comment me câlinait-elle ? Quelles berceuses me chantait-elle ? Etc … Etc …

Et puis, lorsque mon premier enfant a pointé son petit nez, j’ai pensé : « Et toi qui n’es pas là … La vois-tu ? Regarde comme elle est belle. J’aurais tant aimé te la présenter et voir tes yeux se poser sur elle » …
Pour mon deuxième bébé, ma mère a été très présente dans mes pensées au moment de l’accouchement. A sa manière, elle m’a aidée à accepter cette douleur intense et qui me faisait penser que j’étais tellement vivante …
Et pour ce nouveau petit être qui s’apprête à nous rejoindre, elle me manque encore et encore … Pour toutes ces raisons. Pour plein de raisons !

Aujourd’hui, en tant que femme, j’ai envie de finir mon poème d’adolescente par ceci :
« Maman, ce que la vie est dure sans toi !
Je t’aime.
Je suis fière de toi …
Il va falloir que je sois forte et autonome !
Encore …
Tu me manques tant …
Et malgré tout, la vie sera belle …
Ma vie est belle …
Si tu savais ce que je suis heureuse …
Ce besoin irrémédiable d’avoir des bébés, pleins de bébés à aimer …
A aimer de toutes mes forces et sans condition …
C’est certainement grâce à toi qu’aujourd’hui il y a tant d’amour dans ma vie …
Merci d’être ma Maman.
Merci d’avoir fait ce que je suis car désormais je sais qui je suis : UNE MAMAN … »

Fanny

Les épreuves m’ont construite

Deuil frère

29 juin 1996. Mon grand frère, alors âgé de 19 ans, décède dans un accident de voiture.
Le choc.

Nous vivions à l’époque dans un lotissement où tout le monde se connaissait. Une petite communauté de voisins et de bande de copains.
Cette nuit-là, deux de ses membres venaient de perdre la vie dans de violentes circonstances, deux jeunes, deux amis, et des larmes qui ne s’arrêtaient plus de couler…

Passée l’incompréhension, est venue la colère, puis la révolte, et enfin la douleur, lancinante, de l’absence avec laquelle on doit apprendre à vivre…

15 ans auront été nécessaire pour faire le deuil, pour accepter la disparition tragique, pour réapprendre à profiter de la vie.
15 ans passés à se reconstruire, à panser ses blessures, à avancer jour après jour vers un avenir aussi incertain que terrifiant… Hôpital, thérapies, médicaments…
Chaque jour, lutter pour retrouver l’espoir, ne jamais baisser les bras, tomber 7 fois, se relever 8…

Et puis, une nouvelle vie qui vient combler celle du disparu… La naissance de ma fille.

29 février 2012, un bébé libère mon coeur, verrouillé à triple tours depuis tant d’années.
Une douceur infinie, un bonheur indescriptible, un amour au delà de l’imaginable, et la vie a retrouvé sa saveur. Les larmes ont coulé, des larmes de joie, libératrices, et la douleur s’en est allée…

On oublie pas. On oubliera jamais.
Mais la vie est devant nous maintenant, on ne peut plus passer un jour de plus à regarder dans le rétroviseur, il faut se tourner vers le futur, profiter du présent, aimer la vie car la vie est si belle.

Les épreuves m’ont construite, pas détruite, elles m’ont fortifiée et permise d’aller au delà de moi même.
Je n’aurais jamais cru avoir assez de ressources en moi pour retrouver le sourire et l’envie de vivre, mais ainsi est faite la vie, ce qui ne nous tue pas nous rend plus fort…
Aujourd’hui, je suis tellement heureuse, chaque jour m’apporte ses petits bonheurs, les lendemains ne me font plus peur, seuls les instants présents comptent. Joie, paix et amour…

Caroline

Tu vois, je m’en suis sortie !

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Le 15 janvier 2014, j’ai signé la promesse de vente de mon futur appartement, mon futur « chez moi » où la déco va être à mon goût (parce que le studio que je loue actuellement est meublé, et qu’aucun meuble n’est assorti à un autre), où je vais pouvoir m’investir dans la copropriété, où je vais pouvoir cuisiner, recevoir mes amis… bref où je vais être bien.

Je n’imaginais pas cela, il y a 3 ans.

En décembre 2009, je fêtais mes 31 ans, j’étais mariée, nous étions propriétaires d’un bel appartement en rez-de jardin, nos voisins étaient sympas…
Et là tout s’est enchaîné crescendo…

22 décembre 2009 : Gros accident de voiture (Smart contre Sanglier), pas de blessé mis à part le sanglier, mais voiture classée épave et mon mari, fataliste, a pris ça comme le signe que notre couple était en danger.

Le lendemain : Décès soudain de mon grand-père paternel.
Ca fait beaucoup pour le même Noël.

11 avril 2010 : Décès de mon père, même si quelque part on savait que cela devait arriver (cardiopathie sévère), c’est arrivé trop vite, sans que j’ai pu lui dire au revoir, et j’aurais tellement voulu lui demander conseil sur mes problèmes de couple qui commençaient…
Mon mari, qui était très attaché à mon père, trouve alors des échappatoires (moto, réseaux sociaux, sorties, …).

Moi, je me suis oubliée (boulot métro dodo) et peu à peu perdue…

Fin aout 2010, mon mari m’annonce que sa décision est prise : il souhaite divorcer et refuse toute possibilité de thérapie conjugale. Je m’aperçois très vite qu’il a une autre femme dans sa vie.

A l’époque ma vie professionnelle n’est pas au top non plus.

Ma famille n’est pas d’un réel soutien (en plus du deuil que nous traversions tous, ma mère refusait ma séparation) et mes amis, pour la plupart en couple avec enfants, sont là mais peu disponibles…

Mise en vente de l’appartement, cohabitation difficile, pleurs, SOLITUDE …
Ma vie s’écroule.

Je ne m’en sortirai pas toute seule !
Rendez-vous pris avec un psychiatre psychothérapeute conseillé par une amie.

Je me souviendrais toute ma vie de cette première consultation : il m’a donné le « coup de pied aux fesses » nécessaire pour remonter la pente et surmonter les épreuves.
Dès lors, j’ai (sur)vécu au jour le jour, avec ce soutien continu : pas de traitement médicamenteux mais la possibilité de l’appeler ou de lui envoyer un mail à tout moment.
Au début les consultations étaient tous les 3-4 jours puis une fois/semaine. A chaque moment dur, je me disais, « ça, tu lui en parleras au prochain RDV » et je repartais de l’avant. Les consultations ont rythmé ma vie comme chaque prise sur un mur d’escalade.

Sur ses conseils, je me suis forcée à sortir, et je me suis même inscrite sur des sites de rencontres.

On a bien vendu l’appartement, j’ai loué un studio proche d’un métro (plus pratique pour rentrer tard le soir), le divorce a été prononcé en avril 2011 et peu à peu, semaines après semaines, j’ai gravi ce mur.

Ce psy m’a aidé à trouver les réponses, à accepter le décès de mon père et à comprendre ma part de responsabilité dans ma séparation. Cela n’a pas été facile tous les jours mais avec le recul cela fait un bien fou.

En juillet 2011, j’ai pu changer d’équipe au boulot : plus de responsabilités, projet passionnant, un fort soutien pour la poursuite de mes études au CNAM, des collègues sympas, accueillants et compétents.

Peu à peu les sorties n’étaient plus forcées. J’ai rencontré des nouvelles personnes, des nouveaux amis, un homme… et même si la relation n’a duré qu’un an, grâce à lui j’ai repris confiance en moi : je me suis retrouvée, j’ai repris le sport, perdu du poids, j’ai repris plaisir à m’occuper de moi, me suis offert de nouveaux vêtements, et une nouvelle coupe de cheveux, je me suis trouvée à nouveau séduisante.

Mon père, qui était pasteur, expliquait souvent la vie éternelle comme ceci : « Durant notre vie sur Terre nous sommes des larves de libellule dans une mare, lors de notre mort, nous devenons des libellules : nous vivons au dessus de la mare, nous voyons les larves mais sans pouvoir communiquer ».
A chaque fois que je vois une libellule je pense particulièrement à lui et aux gens qui ont quitté ce monde. Cela m’arrive de m’adresser à cette libellule en lui disant : « tu vois, je m’en suis sortie ! »

Nous sommes début 2014. Au programme : l’obtention d’un diplôme d’ingénieur du CNAM, l’achat d’un appartement et qui sait, peut-être la bonne rencontre 😉

La vie est belle, non ?

 Marine

Un papa ça ne meurt pas

Faire le deuil de son père

Un papa, ça ne meurt pas.
Malgré mes 26 ans à l’époque c’était ce que je me répétais.

En mars nous apprenons sa maladie, début avril il est parti « faire rire les anges ».
Mon papa, le papi de ma fille, je le voyais immortel, petit oui mais costaud ! Et pourtant…

Mon coeur était brisé. Je n’avais pas eu le temps de lui dire au revoir. Tout s’est écroulé . Je ne pouvais pas me laisser aller car j’avais ma fille qui avait besoin de moi.
La force que les enfants nous donnent est vraiment incroyable. Un sourire et le moral revient. Je suis humaine donc entre chaque sieste ou dodo j’en profitais pour me laisser me noyer dans un chagrin que je pensais insurmontable.

Mais un matin je me suis réveillée après un rêve trop court, et je me suis mis des coups de pieds au derrière (au sens abstrait bien entendu je ne suis pas si souple). Je voulais que mon papa soit fière de moi alors j’ai fais certaines choses qui lui tenait à coeur.
J’ai passé mon permis car depuis mes 18 ans il me répétait sans cesse que c’était important mais moi du haut de mes 18 ans je pensais tout savoir… Alors je l’ai passé et eu.
J’ai trouvé du travail, je me suis mariée et j’ai eu un second enfant.
Et chaque pas que je fais je me dis qu’il est fier.

Je parle de lui a mes filles pour qu’elle sache à quel point il était un papa génial et qu’il aurait été un papi excellent.
Le départ de mon papa a été une nouvelle force pour moi, pas au début c’est vrai, mais quand je me suis souvenu des bons moments, je ne voulais pas que sa mémoire soit noyée par mes larmes.

Il ne vit plus, moi oui. Et le connaissant, il doit sûrement veiller sur ses « bébés » tout en prenant le temps de profiter de son paradis.

Mon histoire n’est pas bien longue mais je voulais en venir à l’essentiel pour moi, la perte d’un proche est tragique oui, mais prenez conscience de la chance que vous avez d’être encore ici. J’ai eu des hauts et j’ai encore quelques bas mais je suis en vie, en bonne santé et une partie de lui vit en moi. Je lui doit tout ça !

Katia