Deuil périnatal

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Élise, ma fille, est née sans vie le 19 septembre 2013, suite à une interruption sélective de grossesse. Gaspard, son frère jumeau, va bien.

C’est encore frais. La douleur est encore vive. La plaie n’a pas encore cicatrisé.
Mais j’avance. Pas à pas. Parfois à reculons mais c’est pour que le pas d’après se pose encore plus loin.

J’ai souvent pensé à la mort depuis. À ma propre mort. Non pas pour fuir la vie et la souffrance, car j’aurais alors abandonné mon fils et mon mari, mais pour rejoindre Élise, être avec elle, savoir si elle est bien arrivée là-haut, m’assurer qu’elle est bien là où elle est.

Ce qui me sauve, c’est d’écrire.

Le silence est délétère, la parole est salutaire.
J’écris sur mon blog surtout. J’écris aussi sur le joli carnet que j’ai acheté exprès et sur un petit calepin toujours glissé dans mon sac à main tout ce qui me passe par la tête, en vrac, avant d’y mettre de l’ordre et de le publier sur mon blog.
J’écris à Élise, pour qu’elle sache que je pense à elle. J’écris sur Élise, pour que les autres sachent qu’elle existe.
J’écris pour faire sortir – exprimer – ce que j’ai en moi. La colère, un peu. La culpabilité, beaucoup. La douleur, surtout.

J’écris pour faire exister Élise dans ma vie, dans notre vie de famille, dans la vie de son frère, aux yeux de tous.

J’écris pour combler le manque qu’elle a laissé.
J’écris pour me rapprocher d’elle.
J’écris pour expliquer, sensibiliser, « éduquer » par rapport au deuil périnatal et à l’interruption médicale de grossesse.
J’écris pour aider les autres à m’aider.
J’écris pour moi, pour elle, pour les autres.
Je fais de ce drame une leçon de vie, je fais de son absence une force, je fais de ma douleur une motivation.
Un jour, j’écrirai un livre, je le sais.
Je ne vois pas encore la lumière au bout du tunnel mais je sais qu’elle existe.
Je sais qu’il y aura encore beaucoup de détours, de méandres, d’impasses, de mirages… mais je sais aussi qu’une étoile filante veillera sur moi tout au long du chemin.

Elle est le trésor de nos vies

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Je m’appelle Laëtitia, j’ai bientôt 28 ans. Je suis mariée à David depuis 1 an. Nous sommes les heureux parents de Laora, 22 mois. Et également les parents de Gabriel, né sans vie le 5 janvier 2011…

Tout a commencé le 29 septembre 2010. Ce jour là j’ai cru que je serais la première personne au monde à mourir de bonheur ! Je me rappelle avoir perdu l’équilibre quand s’est affiché sur l’écran de mon test de grossesse « enceinte 1-2 semaines ».
Et puis le 3 janvier tout s’est écroulé : plus d’activité cardiaque, notre bébé était mort avant d’être né. Plus rien à faire, plus rien à espérer.
Je me suis sentie tomber, très vite et très loin …. J’étais paniquée : comment revivre après ça ? Je m’en sentais incapable.
Comment j’ai pu tenir ? Surmonter tout ça ?

Grâce à l’amour … celui des proches : familles et amis. Et surtout : grâce à l’amour de mon mari. Quand Gabriel est mort-né, nous n’étions pas encore mariés. Nous avons décidé de le faire car nous avons pris peur à ce moment : nous avions peur de l’avenir… nous avons décidé de nous marier pour nous protéger l’un et l’autre. Pour sceller nos vies.

Mon homme a été si fort, si courageux, si formidable. Il a souffert sans se plaindre. Il a eu la foi pour deux alors que lui aussi était brisé. Il a agi en père de famille… un papa sans enfant à prendre dans ses bras. Il souffrait au moins autant que moi, mais s’est refusé à baisser les bras. Il m’a portée tout ce temps. Il m’a laissé tranquille quand je devais l’être, m’a couvée quand j’en avais besoin…
Nous sommes restés debout l’un à côté de l’autre. Nous avons serré les dents, et nous avons gardé la foi. Nous sommes croyants, et nous avons énormément prié.

Je pense que le Ciel nous a entendus : 6 mois après l’accouchement de Gabriel, nous avons appris que j’étais de nouveau enceinte.
Et Laora est née, une vraie princesse, le trésor de nos vies.
Aujourd’hui, pas un jour ne passe sans que je pense à Gabriel.. Bien sûr nous avons pleuré, mais nous savons aujourd’hui que la vie mérite une seconde chance, que le bonheur est toujours au bout du chemin, même si l’on pensait cela impossible il y a si peu de temps.

Laetitia

Trouver notre équilibre

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Texte écrit pour ma 1ère fille, prématurée, née à 5 mois ½ :

Il y a maintenant 13 ans, tu es arrivée dans nos vies un peu trop tôt, nous t’attendions pour Mai et tu en as décidé autrement, le mois de Février t’a accueillie parmi nous. Arrivée trop tôt,  tu es partie trop tôt…un grand vide nous a saisi dès lors… Tu avais fait de nous une famille, nous avions entrevu grâce à toi un avenir commun et heureux, cette envie allait  nous poursuivre pendant 3 ans jusqu’à ce que ton grand frère vienne éclairer notre vie… suivi par ton autre petit frère quelques années plus tard.

Je ne sais pas comment on s’en est relevé, petit à petit, nous avons pu continuer notre chemin, avec des peines  et des angoisses toujours présentes mais aussi beaucoup de joies et de bonheur. Je me dis souvent que tu es notre petit ange gardien, tu veilles sur nous, et puis cerise sur le gâteau, ta sœur est venue boucler la boucle cette année comme j’ai l’habitude de dire. Au début, mon subconscient faisait que quand on me demandait son prénom, je disais le tien dans ma tête avant de faire un effort pour dire le sien, puis elle a grandi et j’ai réalisé que c’était une autre petite fille à part entière. Je ne peux m’empêcher de me demander si tu lui aurais ressemblé, si tu avais eu les mêmes mimiques comme tes frères… on a l’habitude de dire que ce qu’il ne nous tue pas nous rend plus fort, et je suis complètement d’accord avec cela.

Texte écrit pour ma 2 ème fille, née à 40SA+1 :

La boucle est bouclée
Tu es arrivée par surprise comme ta grande soeur il y a 12 ans, on ne t’attendait pas (plus), on s’était finalement dit qu’avec nos 2 gars, nous étions heureux et nous avons décidé après quelques mois d’essais, de se dire qu’il était temps de passer à autre chose, d’avancer dans notre vie.

Et puis, tu t’es manifestée, d’abord par des signes discrets (impression d’un masque de grossesse pdt les vacances au camping,  besoin de dormir une vraie marmotte) puis par des signes beaucoup plus clairs (retard dans les dates, nausées et dégoût de la nourriture) et nous avons appris ta présence à notre retour  de vacances comme pour nous dire qu’à la rentrée, on a toujours plein de nouveaux projets, tu étais le plus attendu et le plus beau je crois !
Toute ma grossesse, je l’ai vécue plus sereinement mais toujours un peu stressée que cela n’aboutisse pas comme nous l’avions souhaité. Et puis, non, tu avais déjà un sacré caractère, tu as tenu à nous faire patienter et es arrivée à J+1 comme un cadeau, le plus paisible accouchement, le meilleur pour la fin comme on dit ! Tu as à peine pleurer, j’ai eu à peine mal, j’ai pu t’attraper et te mettre au monde, ton papa a pu couper le cordon qui nous reliait pour te faire entrer  dans sa vie et celle de notre famille. Nous t’avons aimée, comme tes frères, aussitôt que nous avons croisé ton regard.

Je suis maintenant apaisée, comblée, heureuse, bref, moi qui voulais reprendre le travail et ma vie sociale très vite après chaque congé maternité, je me surprends à vouloir encore  en profiter un peu,  de vous 3, de tous ces moments qui filent tellement vite, c’est peut être l’effet « petit dernier ».
Comme je le disais à quelques amies, j’ai l’impression que la boucle est bouclée, nous avons réussi malgré les obstacles à fonder notre famille, à trouver notre équilibre à 5. Demain, je reprends le boulot. Fin de la parenthèse enchantée. Demain, commence le premier jour du reste de ma vie.

Je suis une mamie « indestructible »

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J’aimerai apporter mon témoignage car je suis mamie d’une adorable petite fille et … d’un petit ange qui s’appelle Gabriel.

Ma fille a donné naissance à un ange le 5 janvier 2011. Ce jour est le plus terrible et en même temps le plus beau de ma vie. Comment est-ce possible ? Après des jours et des nuits de larmes, de colère, de vide, j’ai appris une chose extraordinaire : la vie est magnifique et Gabriel vit à travers nous tous qui l’aimons de tout notre cœur.

Il est en nous à chaque instant de notre vie, il crie, il pleure, il rit autant que nous. Rien que de prononcer son nom, j’explose de bonheur car, oui, il n’est pas physiquement parmi nous mais il a une place de choix dans mon cœur. C’est mon premier petit fils et il le restera à jamais.

Que dire à ma fille ? Les mots ne sont rien mais elle sait que Gabriel est important pour moi et je pense que ça l’aide à continuer le chemin, si difficile parfois. Je connais ses larmes, je sais son désespoir. Ma main dans la sienne nous sommes unis par cette force insoupçonnée qu’on appelle « la résilience » Ce pouvoir de dire non à la souffrance. Que le chemin est long et chaotique avant d’arriver à gravir cette montagne de larmes, il y a eu des chutes et parfois des idées d’abandon mais pour Gabriel je suis fière aujourd’hui d’avoir réussi à surmonter cette épreuve. Pour ce petit bonhomme, je pourrais décrocher la lune désormais, pour mon petit ange je suis une mamie « indestructible ».

C’est lui qui m’apporte cette force, je le sais, c’est pour lui que j’aime la vie, c’est grâce à lui que je peux lui dire je t’aime sans pleurer. L’absence est terrible et douloureuse mais la lumière n’est jamais bien loin, pour peu qu’on veuille bien la voir.

Une petite fille, nommée Laora, éclaire ma vie depuis le 2 mars 2012. Elle est mon soleil, ma vie, mon espoir …. Gabriel peut être fier de nous. Sa sœur est magnifique comme lui, son père et sa mère l’aiment tout autant que lui. Il fait partie de notre belle famille et ensemble nous continuons le chemin de la vie, pour lui … avec lui.

Gabriel, notre petit ange, je sais que tu seras toujours à nos côtés et qu’un jour nos cœurs seront réunis. Je t’attends sereinement, sans douleurs mais avec tellement d’amour dans le cœur. Merci à toi petit bonhomme, tu peux être fier de toi et de ta famille. Une mamie heureuse et comblée.

Isabelle

La vie continue

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Pour devenir parent le destin s’est  mis en travers de notre route mais qu’à cela ne tienne on se battra.
Alors quand le miracle arrive enfin après 3 ans et que l’on apprend que c’est pas un mais 2 bébés, on se dit qu’on est enfin récompensé et que la vie quand elle veut, elle peut être sympa finalement.

Mais a quasi 18SA on m’annonce pendant une échographie que je vais les perdre… surement toutes les 2 et tout s’effondre …on me propose une IMG que je refuse je ne peux pas ne pas essayer !
On est préparé à stresser pour les 3 premiers mois mais après on pense bêtement que tout est joué d’avance…
Bref quelques jours après mon hospitalisation je dois accoucher de la première car le travail a commencé mais les médecins conscient de ma difficulté à enfanter,  font tout pour sauver celle qui va bien du moins pour le moment. Après 2 semaines d’hospitalisation, de journée interminable on me fait même miroiter une hospitalisation à domicile mais le rêve s’achève définitivement « la faute à pas de chance ».

On essaye d’oublier mais ça marche pas, on se demande et si ? mais c’est inutile…on est en colère mais ça ne sert à rien… et avec tout ça on est mamange mais toujours pas maman…. On m’a souvent dit que j’avais été forte… moi je dis que j’ai pas eu le choix… se laisser abattre ou se battre, c’est un peu comme boire ou conduire il faut choisir.

Je n’ai pas voulu voir de « psy » ma thérapie a moi c’était d’en parler, ouvertement, avec souvent une petite larme au début et puis peu à peu, les larmes s’espacent et un jour on arrive à y repenser sans pleurer. Et surtout je ne voulais pas voir sur le visage des gens la pitié je ne le supportais pas !

Et l’envie malgré tout ça est plus forte que jamais, la peur au ventre certes mais elle est là, donc on retourne en PMA là où tout a commencé et sans qui notre rêve ne peut se réaliser !

Quelques mois plus tard la joie à nouveau, la peur aussi, on y va par pallier, les 12SA, passer la période 17-20 SA que je ne porte pas dans mon cœur, les 22 qui rassure puis les 25 seuil de viabilité (on m’a tant rabâché les oreilles avec celui-là par le passé..), puis les 32 et on commence à profiter, à rêver, à faire la chambre à y croire vraiment mais on attend la dernière étape qui est l’accouchement avec impatiente ! « je n’y croirai réellement que quand je le tiendrais dans mes bras »

Il est né le 31 mai 2012, le plus beau jour de ma vie, un accouchement parfait et ce petit être, ce bébé c’était le mien ! J’ai encore du mal à réaliser parfois et pourtant il me ressemble tant.

Alors bien évidemment quand je le regarde je me demande souvent à quoi elles ressembleraient aujourd’hui mes petites poupées, tous les ans en ce début d’année aux dates anniversaire mon cœur de maman se serre et puis la vie reprend son chemin, la vie continue !

Si elles n’étaient pas partis, objectivement lui que je connais si bien et que j’aime si fort et un peu plus chaque jour ne serait pas la … et imaginer ma vie sans lui c’est désormais impossible.

Je me suis souvent dit que rien arrivait par hasard aussi horrible, injuste et dur que ça puisse être à vivre c’était peut-être le destin c’est LUI que je devais avoir et pas ELLES.

Alison

Nous sommes heureux

Perdre son bébé

On avait toujours voulu trois enfants. Un premier petit garçon est né, puis un deuxième, deux ans après.
Et puis après un peu d’attente, un troisième enfant s’est annoncé. Une petite fille cette fois : voilà qui allait nous changer !

Mais un jour de septembre, pendant la trente-sixième semaine de grossesse, tout a basculé. Cœur arrêté, sans raison, comme ça.
L’enfer.
La vie qui bascule.

Maintenant je me rends compte que nous nagions en pleine horreur, mais que c’était, déjà, le premier jour du reste de notre vie.
Une vie où l’on s’efforce d’apprécier chaque petit bonheur, chaque grande joie.

Il y a eu le choix des textes et des musiques pour la cérémonie. Cet adieu difficile mais nécessaire dans une grande salle blanche du crématorium.
Il y a eu ensuite ce congé maternité, que j’avais entamé dans la joie, et dont j’avais maintenant besoin pour me reconstruire. Un temps pour elle, qui n’était pas là. Un temps pour mes deux « grands » de 5 et 3 ans, pour qui j’ai beaucoup cuisiné, lu, avec qui j’ai joué, fait des câlins, dessiné, parlé.
Parce que je me rendais compte, plus que jamais, à quel point ils sont précieux.
Un temps pour lire aussi, beaucoup de livres qui m’ont fait du bien, pour mettre des mots sur cette douleur qui dépassait tout ce qu’on peut imaginer. Des mots pour se reconstruire, aussi. Des mots trouvés, aussi, sur des forums, dans l’échange.
Un temps pour marcher, souvent, longtemps, dans la campagne, dans le vent, sous la pluie, dans la neige, avec dans les oreilles de la musique, beaucoup de musique.
Un temps pour profiter de la beauté du monde.
Il y a eu, au bout de quelques mois, la reprise de la vie « normale », le retour au travail, les petits mots et les attentions des collègues, le plaisir de penser à autre chose. Le plaisir de refaire des projets professionnels, à court et à long terme.
Il y a eu cet autre enfant, deux ans après, ce merveilleux petit garçon à qui je dis, chaque jour, qu’il est beau, que je l’aime, parce que chaque jour est un cadeau.

Voilà, nous les avons, nos trois enfants. Bien sûr il y a cette cicatrice qui quelquefois se réveille, qui gratte, mais qui fait partie de moi.
Quatre ans après, je peux le dire : nous sommes heureux. Avec nos trois garçons à la maison, et notre petite fille des étoiles dans nos cœurs.

Mélanie

Surmonter un deuil périnatal

Deuil périnatal

J’t’ai fait une place au fond d’mon cœur 6 enfants vivants, 7 en réalité. Chaque jour j’y pense, depuis presque 10 ans.

Après les mois sans soleil où la souffrance était si forte qu’elle semblait m’avoir changée pour toujours.
Après des mois à faire l’autruche en me disant je vais bien tout va bien alors que j’étais en miettes.

Jusqu’au jour où je me suis réveillée et où j’ai réalisé que c’est moi qui avais la clé pour retrouver qui j’étais. La clé pour ouvrir la porte derrière laquelle il y avait de la lumière plutôt que de rester devant cette porte, avec juste envie de faire demi-tour. Ma clé, c’était de trouver la meilleure place pour BB5.

Une place qui serait la sienne et ne pourrait être prise par personne d’autre.
Une place au chaud, douce et joyeuse, pas une place mortifère et triste.
Une place où il serait bien, et toujours avec moi.
Une place qui me permettrait de vivre avec le souvenir, qui m’empêcherait d’oublier.
Une place qui me donnerait de la force les jours où j’en manque.
Une place qui atténuerait ma culpabilité.
Une place qui m’autoriserait à recevoir quelques claques sans qu’elles soient trop douloureuses.
Une place qui laisserait toute leur place à mes 6 autres enfants, pour qu’ils puissent grandir et s’épanouir, devenir des adultes autonomes et responsables, et que je puisse être une mère heureuse et joyeuse.

Jusqu’au jour où j’ai réalisé que cette place avait toujours existé pour lui, qu’elle avait toujours été là, depuis le tout début. La mort n’y avait rien changé.
Cette place est dans mon cœur. Cette place que BB5 occupe est unique, comme pour chacun de mes autres enfants.

J’aime l’idée que le cœur d’une mère s’agrandit au fur et à mesure qu’elle a des enfants, pour aimer chacun, autant, pour toujours. Le jour où j’ai trouvé cette clé, j’ai été rassurée. Comme si le fait de trouver cette place calmait cette angoisse de manque, d’absence, de vide qui m’étreignait depuis le 11 mars 2004, et rétablissait l’équilibre qui m’avait tant manqué depuis.

La vie continue, avec ses rires et ses larmes, ses vraies joies et parfois ses profondes tristesses. Mais la vie continue et BB5 en fait partie. Il m’a aidée à devenir qui je suis aujourd’hui, et quand je regarde le chemin parcouru, j’ai envie de dire ouaouhhh !

Cécile