La vie est belle quand elle est libre

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Pourquoi? Pourquoi moi? J’ai vécu l’enfer de l’alcool.

Comment cela a t’il commencé? Je ne saurais le dire… Pendant 20 ans, j’ai bu plus que de raison, rien ni personne ne pouvait y faire quoi que ce soit, mon mari, ma fille ne m’etaient d’aucun secours.. Les nuits d’ivresse, les boîtes de nuits, les coucheries avec des drôles de loulous, la chambre qui tourne, les lendemains horribles, et pour finir la tentative de suicide… Et le divorce, la solitude et l’alcool encore et toujours.

Et un jour, le ciel qui s’éclaircit, je rencontre mon doudou, il m’aime, je l’aime, on s’installe ensemble, on se marie, on fait un bébé, on déménage, on change de boulot…et encore et toujours l’alcool… Bon, ça suffit, j’en ai vraiment marre, comment je vais m’en sortir, je vais avoir 40 ans, mon fils en a 5, c’est décidé, je pousse la porte des AA… C’est la meilleure des choses que j’ai faites pour moi et je m’en félicite chaque jour, je viens de fêter mes 22 ans d’abstinence, je suis heureuse, je profite de chaque instant. Mon doudou et mes enfants sont heureux. Tous les ans, je vais faire un séjour en Guadeloupe, j’y ai mes cousins, mes amies… La vie est belle quand elle est libre.

Gwaedda

Rien n’est plus important que les autres

Tentative de suicide

Mon mari a été mis à pied avec procédure de licenciement sans alerte au préalable.

Pour lui qui a toujours vécu pour son travail (15 ans dans la même entreprise avec des semaines de 50 heures) ça a été un choc terrible. A tel point qu’il n’ a voulu en parler à personne autour de nous.
Si bien qu’ajouté au fait que personne dans l’entreprise ne lui a manifesté de soutien, 5 jours après, il a fait une tentative de suicide. C’est moi qui l’ai trouvé et ai appelé les pompiers.

Il a bien sûr été hospitalisé en centre spécialisé et il est toujours suivi pour dépression. Mais l’important c’est surtout qu’il s’est rendu compte à quel point il était entouré : famille, amis tout le monde a pris de ses nouvelles et se tient régulièrement au courant de son état de santé.

Il a retrouvé du travail depuis 1 an mais il se rend compte maintenant de où se trouve l’important : nos fils, la famille proche ou éloignée, les amis, les voisins… tous ceux qui nous entourent au quotidien qui nous aident mais que nous pouvons également aider.

Tout cela pour dire que le travail ce n’est pas la vie, ça en fait partie, c’est important d’avoir un travail épanouissant mais il faut aussi avoir une vie à côté.
Et rien n’est plus important que les autres et les relations que nous pouvons avoir avec eux.

Stéphanie

Le bonheur à portée de main

Après un avortement

Il y a 4 ans de cela, j’ai rencontré mon mari.
Fou amoureux, j’étais très jeune (20ans), encore lycéenne et mon mari, de retour chez sa mère, au chômage, qui avait 31 ans à l’époque. Une si belle histoire et pourtant elle était souvent déchirée par les « on dit ».

Je suis tombé enceinte, un vrai bonheur… Sauf pour nos proches qui ont tout fait pour tout briser, j’étais au bord du gouffre.
J’ai dû avorter, vraiment à contre cœur, cela en est venu à notre rupture de couple.

Deux mois ce sont écoulés et on a décidé de vivre pour nous, car on s’aimait, vraiment.
J’ai trouvée un emploi mon mari aussi, nous avons eu notre première maison. Mais toujours ce vide au fond de moi. J’avais l’impression que j’avais laisser partir une partie de moi avec ce bébé.

Après une dispute j’ai voulu mettre fin à mes jours, je m’en suis sortie, grâce à mon mari. Et je l’en remercie chaque jour car nous avons un beau bébé de 2 ans qui nous comble de bonheur chaque jour. Et bébé 2 est en route.

L’amour est possible et même si on pense faire des erreurs je pense que ce qui nous tue pas nous rend bien plus fort. Cela fait parties de nos vies, de notre histoire. Le bonheur est parfois à porter de bras mais on ne le voit pas toujours. Ouvrez bien les yeux messieurs dames.

Charlotte

Il faut parler et ne pas se renfermer

Surmonter le suicide

J’avais 27 ans et mon jeune frère à peine 17 lorsqu’il a décidé d’en finir avec la vie…

C’était un 21 septembre. Il a choisi une façon plutôt radicale d’y mettre un terme. Il s’est tiré une balle dans la tête. Aussi radical que cela peut être, il est pourtant resté en vie, dans un coma profond, ce qui nous a donné beaucoup d’espoir, en vain.
Il est décédé le 26. Déclaré dans un état de mort encéphale.

Je vais passer l’épisode de la douleur, du laisser-aller, de l’envie d’en finir à mon tour, des images qui restent… Tout cela est de toute façon indescriptible.
Je vais vous parler de ce qui fait que je vis avec depuis 5 ans et 3 mois…

J’ai d’abord commencé par tenir un blog en sa mémoire. J’y ai fais la connaissance de personnes formidables, vivant le même drame et qui malgré tout, contrairement à moi, continuaient d’avancer. J’ai eu beaucoup de contact avec des amis à lui qui m’ont raconté des choses, des histoires vécues avec lui. C’était un peu comme si j’apprenais ou du moins, continuais, à le connaître. Ce blog est devenu mon exutoire. Il m’a fait prendre conscience qu’il faut parler et ne pas au contraire se renfermer.

J’ai 3 autres frères et sœurs dont je suis l’aînée, pour qui je me dois d’être forte. Je les aime tout autant que je l’aime lui.

Je suis surtout une maman qui doit rendre la vie belle à ses enfants. Ils ont 13 et 9 ans, fille et garçon. Je me suis « reprise », je suis sortie de cette spirale infernale du deuil en me disant que je ne pouvais pas faire souffrir mes enfants. La peur qu’un jour ils veuillent en finir eux aussi avec la vie parce que je leur aurait gâchée, m’a sauvée !!

Je coule des jours heureux avec mes enfants et mon mari… Oh ! Il y’a bien des jours sans… Mais tellement de moments propices au bonheur si l’on s’en donne le temps et le cœur… ♥♥

Stéphanie